temoignages
Posté le 01.05.2008 par chrysalidebleue
--
Posté le 30.04.2008 par chrysalidebleue
PHOTO TROUVEE SUR LE NET :
CAR L'AGNEAU QUI EST AU MILIEU DU TRÔNE LES PAÎTRA ET
LES CONDUIRA AUX SOURCES DE LA VIE, ET DIEU ESSUIERA
TOUTE LARME DE LEURS YEUX. (apocalypse 7 v 17)
Témoignage de Bill Wilson
J’avais quatorze ans. Ma mère et moi marchions dans une rue du quartier où nous habitions, à Pinellas Park, en Floride juste au nord de St-Petersburg. C’était sur Park Boulevard, tout près du motel Welcome Inn dans lequel elle travaillait comme serveuse.
Nous nous sommes arrêtés et assis sur un caniveau en béton construit sur une petite bouche d’égout. Elle était très silencieuse ce jour-là. Après quelques minutes, elle se leva et me dit : « Je ne peux plus continuer. Toi, attends ici. « De quoi parle-t-elle donc ? me demandai-je. Qu’est-ce qu’elle ne parvient plus à faire ?
Je fis exactement ce que ma maman m’avait ordonné. Je restai assis là, attendant son retour. Le soleil se coucha, et elle n’était toujours pas revenue.
Le jour suivant, j’étais assis sur ce même caniveau, seul avec mes pensées. Je savais que mon père et ma mère traversaient une période difficile. La vie n’avait pas été facile.
J’étais né alors qu’ils vivaient à Boston Sud. Papa avait trouvé du travail comme chauffeur de bus, mais cela ne suffisait pas pour faire vivre la famille. Il se dit que l’herbe devait être plus verte à San Francisco, alors il nous emmena vers l’Ouest.
J’avais douze ans lorsque la famille s’installa sur la côte ouest. Ma sœur Sandy qui a huit ans de plus que moi fut le seul facteur stable de ma vie, faisant toujours de son mieux pour me protéger et m’encourager. Gamin malingre, j’étais toujours la cible de quelque petite brute du voisinage. Plus d’une fois, elle vint à mon secours alors que je me croyais complètement abandonné.
Mais rien ne semblait fonctionner pour la famille Wilson à San Francisco. Papa nous annonça que nous allions partir pour la Floride car nous y avions de la parenté. Cependant, en l’espace de quelques semaines, il devint évident que venir dans l’Etat du soleil était la plus grande erreur que nous ayons pu commettre. Notre foyer n’était pas heureux. La famille se détériora au point de voir ma mère et mon père divorcer. Mon père avait la tuberculose et fut hospitalisé dans un hôpital spécialisé à Tampa.
Où était maman ?
Enfant, je ne me suis jamais senti aimé par mes parents. Je ne peux pas dire avoir vraiment connu mon père. Et ma mère, pour amortir les coups de la vie, avait abandonné sa vie à la bouteille. Elle était devenue alcoolique.
Lorsqu’elle et mon père divorcèrent, ses beuveries devinrent plus fréquentes. Du bar, elle ramenait à la maison un homme différent quasiment tous les soirs. Ces hommes étaient les pires brutes que j’aie connues. Nuit après nuit, je m’endormais au son des jurons, des bagarres et des beuveries. Une nuit, cela devint si terrible que je trouvai un revolver, avec lequel j’étais prêt à tuer le compagnon de ma mère. Alors que j’étais assis depuis deux jours sur ce caniveau, je pensais aux nuits où ma mère ne rentrait pas à la maison. Etait-ce le cas cette fois-ci ? Elle allait sûrement revenir bientôt.
Trois jours d’affilée, je restai assis sous le soleil de Floride, sur ce caniveau en béton brûlant. Je ne savais pas vers qui me tourner. Ma sœur s’était mariée et avait déménagé dans le New-Jersey. Papa était parti. Si j’avais su comment prier, je l’aurais fait, mais la religion n’avait pas de place dans notre maison.
Tout ce que je pouvais faire était d’essayer d’être courageux et de ravaler les larmes qui remplissaient mes yeux.
Maman ne revint jamais
Un habitant de cette rue avait remarqué que j’étais assis au même endroit depuis trois jours. Il s’appelait Dave Rudenis. Je lui avais déjà parlé auparavant et l’avais regardé travailler sur sa voiture de course devant sa maison. Il vint vers moi et engagea la conversation. Il demanda s’il pouvait aller me chercher de la nourriture. Dave était un mécanicien qui aimait conduire des voitures de course. Il était aussi diacre dans une église locale, la Première Assemblée de Dieu, à St-Petersburg.
- Que dirais-tu d’aller à un camp de jeunes chrétiens ? me demanda-t-il.
- Qu’est-ce-que c’est ?, répondis-je.
- Oh, ça te plaira. Plein de jeunes de ton âge y seront. On peut y faire du base-ball, de la natation, et il y a des cultes supers.
- Des cultes ? pensai-je. Qu'est-ce-que c’est que ça ?
Dave Rudenis paya les frais de la semaine, 17 dollars 50, et me mit dans le véhicule du pasteur avec d’autres adolescents. Je partis pour Camps Alafia, dans la «brousse» du centre de la Floride, quelque part entre Mulberry et Bradley Junction.
Finie la solitude
De nature, j’étais un solitaire. En partie parce que je ne savais pas comment entrer en relation avec les autres, mais aussi à cause de l’horrible image que j’avais de moi-même. Je n’étais pas seulement grand et mince : j’étais maigre. J’avais les dents en avant, ma mâchoire était visiblement déformée et j’avais toujours des trous dans mes pantalons.
La plupart du temps je restais dans mon coin, mais le mercredi soir au camp, j’entendis quelque chose qui transforma complètement ma vie. Pour la première fois, j’écoutai la simple histoire de Jésus mort sur la croix pour moi : il était ressuscité et je pouvais passer l’Eternité avec lui.
Je ne me souviens pas de l’orateur du camp, ni du titre de son sermon, mais ce soir-là, je m’avançai dans l’auditorium et trouvai une place pour m’agenouiller sur la gauche de l’autel. Je priai : "Jésus, je veux que tu pardonnes mon péché. Je veux te donner ma vie". Quelque part je savais que mon avenir ne serait plus jamais le même à partir de cette nuit. Quand je rentrai à St-Petersburg, Dave m’attendait. Il avait déjà entendu dire que j’avais trouvé le Seigneur au Camp Alafia.
"Fiston, me dit-il, je veux que tu saches à quel point nous t’aimons. Ne t’en fais pas. Tout va bien aller. On va s’occuper de toi".
Je n’avais jamais entendu de telles paroles auparavant.
Le week-end suivant, j’assistai au premier culte de ma vie. J’étais assis tout seul, car je ne me sentais pas à l’aise avec les autres jeunes. J’imagine que de devais avoir un drôle d’air avec ces trous dans mon pantalon et mon visage bizarre.
Le directeur de louange annonça "Chantons "Fontaines d’eau vive" à la page 269 ".
Je n’avais encore jamais chanté à l’aide d’un recueil de chants. Je pensais qu’on lisait un chant comme un livre, quand on a fini une ligne, on continue avec celle d’en dessous. Mais ça ne marche pas comme ça !
Je chantais simplement, sans réaliser que je ne chantais pas la même chose que les autres. Une gentille petite vieille dame était assise derrière moi. Elle se pencha en avant, mit son bras sur mon épaule et dit : "Laisse-moi te montrer comment on fait".
Les gens de l’église étaient patients avec moi
Quelques jours plus tard, mon père, qui était sorti du sanatorium, mourut d’une crise cardiaque. C’est alors que deux personnes des plus merveilleuses qui aient jamais existé m’invitèrent chez elles et me donnèrent par la suite un endroit pour vivre dans l’église. Il s’agit de Wayne Pitts et de son épouse Evelyn. Lui était pasteur.
En raison de mon apparence physique, j’étais extrêmement introverti. Ma structure dentaire et la déformation de ma mâchoire allaient nécessiter des bagues puis une opération pour être corrigées. Ce sont le pasteur Pitts et sa femme qui m’aidèrent à obtenir mon premier appareil dentaire.
Les gens de l’église étaient plus que gentils. Ils se souciaient vraiment de moi. Ils m’invitèrent même à rejoindre les Royal Rangers, un programme pour les jeunes garçons. Le chef remarqua ma grande sensibilité liée à mon apparence et contribua à ce que je me sente comme faisant partie du groupe, et non comme un paria.
Aujourd’hui, Bill Wilson, avec des centaines d’autres chrétiens, s’occupe des enfants des rues de New York.
(Témoignage extrait de son livre : A qui est cet enfant ?)
Posté le 29.04.2008 par chrysalidebleue
Pour les "couche-tard", je vous ai mis un magnifique témoignage de Franck
Alexandre. C'est un superbe évangéliste qui va dans tous les pays.
Je l'ai vu personnellement à Genève. Voici son témoignage, il est extra!
Témoignage de Franck Alexandre : pris sur ConnaitreDieu.com
UN UNIVERS OBSCUR
Pendant toute mon enfance, j'ai vu ma mère tirer les cartes. Elle pratiquait ce que sa propre mère lui avait enseigné. Il m'arrivait de m'asseoir en face d'elle, attendant qu'elle dévoile mon avenir. Une chose me fait sourire aujourd'hui : ma mère, qui était connue pour être une "devineresse", n'a jamais vu que son fils serait un jour "prédicateur de l'évangile". Les voies de DIEU ne sont pas nos voies. Esaïe 55.8
La cartomancie ne lui suffisant plus, ma mère a pratiqué la chiromancie (lecture de la vie passée, présente et future au travers des lignes de la main), la radiesthésie avec un pendule, la divination par vision. A partir de photos, elle exerçait une influence sur la vie des gens. Je n'étais à l'époque que le spectateur fasciné de ces choses. J'étais désireux d'utiliser un jour cet "héritage familial".
AMBIANCE FAMILIALE
Notre famille, qu'était-elle ? Nous habitions à Sedan dans les Ardennes. La ville était frappée par le chômage qui nous touchait depuis quelques années. Mon grand-frère avait de mauvaises fréquentations. Il se droguait et buvait de l'alcool. Il vivait un malaise intérieur profond. Il devenait très violent. Un jour, à la maison, il a voulu s'enbrocher sur un sabre. La pointe du sabre s'est bloquée dans la boucle en métal de son ceinturon. Grâce à cela, il eut la vie sauve. Nous avions échappé à un drame. Mon père, qui avait toujours travaillé, connaissait le chômage, ce qui l'humiliait profondément. Le climat familial était très tendu. La relation entre mes parents se détériorait. Aussi, les rapports entre mon père et mon frère devenaient violents. Financièrement, nous étions au bord du gouffre. Nous allions vers une rupture familiale certaine. Pour ma part, je me défoulais dans un club d'arts martiaux. Je faisais de la compétition à un haut niveau. Le week-end, je fréquentais les mauvais garçons d'une cité H.L.M. La haine et l'amertume remplissaient mon cœur. Je commençais à me battre régulièrement dans les rues. Je donnais libre cours à ma violence. Lors d'une compétition, plusieurs arbitres durent m'arrêter car j'allais massacrer mon adversaire. Un étau semblaitse resserrer autour de moi. De fréquents règlements de comptes entre bandes rivales agitaient différents quartiers.
Un jour, je ne pus échapper à une de ces bandes qu'en me réfugiant dans un poste de police. J'étais champion de karaté mais je vivais en permanence dans la crainte. Je portais sur moi des armes blanches pour me défendre en cas d'agression.
CABINET DE CONSULTATIONS ET CLIENTELE !
Pour boucler les fins de mois, ma mère décida d'ouvrir "un cabinet de consultation" de voyance. La salle d'attente devint très vite trop petite pour accueillir les épouses et les maris trompés, les malades condamnés, les désespérés. Venaient aussi des individus à la recherche d'une jeteuse de sorts. Les clients étaient des hommes et des femmes de toute catégorie sociale, prêts à tout donner pour recevoir "une dose d'enchantement". La clientèle se divisait en trois catégories : celle qui avait soif de sensationnel, celle qui avait peur de l'avenir, celle qui était malade et qui attendait la guérison par des passes magnétiques.
LE SPIRITISME
Ma mère, invitée par une cartomancienne, s'est rendue à un séminaire sur le spiritisme. Elle voulait ajouter une autre corde à son arc. A la maison, j'attendais son retour avec impatience. Il me tardait de savoir si ma mère était compétente dans cette pratique. Lorsqu'elle revint, je lui demandai : "Alors ça marche ?" La réponse fut affirmative. Il ne restait qu'à passer à la pratique. Le spiritisme, par définition, est la croyance en la possibilité d'une communication entre les vivants et les esprits des défunts. Au début, nous l'avons cru. Nous pensions parler aux chers disparus de notre famille. Nous nous réjouissions aussi d'entrer en contact avec des personnalités qui avaient marqué l'Histoire de l'Humanité. Nous considérions cela comme un privilège. Une de mes tantes s’était jointe à nous. Elle cherchait à entrer en contact avec son mari décédé dans un accident de voiture, alors qu'il était jeune. Son fils nous a aussi rejoint. J'étais séduit. Je voulais comprendre, savoir… Nous pouvions interroger le monde invisible, l'au-delà.
PARAPSYCHOLOGIE
J'allais enfin comprendre le sens de la vie ! C'ETAIT SENSATIONNEL ! L'occultisme devenait une passion. J'ai commencé à voler des livres sur ce sujet, pour jouer à l'apprenti sorcier. Je devenais adepte de la lévitation et de la parapsychologie, l'influence de l'esprit sur la matière. Je faisais tourner des feuilles de papier dans l'espace et travaillais à déplacer et à tordre des cuillères. Lorsque je faisais des compétitions de karaté, lors des grandes rencontres, j'invoquais sur le terrain de combat les esprits afin d'avoir la victoire. Quant à mon frère, il s'était assagi. Il était en recherche spirituelle et cherchait la vérité auprès de plusieurs religions et de sectes. Insatisfait de ses recherches et pour trouver la vérité, il s'est procuré la Bible. En la lisant, il découvrit que LA BIBLE, LA PAROLE DE DIEU, dénonçait des pratiques telles que le spiritisme. Il s'est vivement opposé à nos agissements. Nous pensions qu'il était en pleine crise mystique. Pour nous, ce n'était qu'une crise de plus. Il nous annonça qu'il ne reviendrait plus à la maison tant que nous continuerions cette pratique.
ENVERS DU DECOR
Nos affaires ont bien marché pendant quelques mois. Mais les choses ont commencé à se détériorer. Des phénomènes inexpliqués ont commencé à se produire progressivement chez nous, nous plongeant dans l'envers du décor. Pour ma part, de fortes angoisses me saisissaient, les lumières s'éteignaient et s'allumaient en ma présence. On entendait des bruits dans les murs et la température de la maison baissait anormalement. La nuit, j'étais victime d'attouchements. Une nuit, je sentis que j'étais saisi et soulevé de plusieurs centimètres au-dessus de mon lit, en lévitation. La frayeur m'habitait. Je sentais que j'avais des troubles du comportement. J'avais le sentiment d'un véritable dédoublement de personnalité. J'avais peur du noir et, pendant plusieurs mois, j’ai dormi lumière allumée. Je ne pouvais plus rester seul. Lorsque j'étais dans la rue, je devais revenir à la maison en courant car j'avais l'impression d'être poursuivi.
IMPUISSANCE
J'étais seul avec ma psychose ! Plusieurs mois, en silence, j'ai souffert, vivant un véritable enfer. Je n'en parlais pas à mes parents. Je me débattais tout seul. J'avais pensé consulter un psychiatre mais j'avais la crainte d'être interné et bourré de médicaments. Je ne voulais pas être prisonnier des cachets. Ma souffrance n'était pas d'origine physique. C'était une souffrance d'origine spirituelle, je le savais. Il me fallait donc un remède "spirituel". J'aurais aimé trouver du secours auprès de notre religion mais l'ecclésiastique qui nous visitait n'était pas contre le spiritisme. D'ailleurs, il le pratiquait avec nous !
PERTE DE CONTROLE
Parfois, la table du salon n'était plus sous notre contrôle. Même la lourde table de cuisine bougeait lors des séances. Mais un jour tout a basculé, provoquant chez moi un véritable déclic. Ma petite sœur avait six ans. Elle savait tirer les cartes et grandissait dans ce milieu spirite. Les pouvoirs augmentaient dans chacun des enfants de la famille ! Pour jouer, elle manipulait le guéridon et cherchait à nous copier. Ce jour-là, j'étais dans la salle à manger, pensif, et mon regard s'est posé machinalement sur ma sœur qui jouait avec le guéridon. Plaçant au centre de la table le bout de son doigt elle me dit : "regarde". Tout à coup le guéridon a commencé à bouger et à marcher, défiant les lois de la nature ! J'ai hurlé, appelant ma mère pour qu'elle vienne voir. Etant à cette époque très vulgaire, j'ai utilisé un vocabulaire très grossier pour insulter "les puissances des ténèbres" qui se manifestaient.
CONTRADICTIONS ET CONVICTION
J'étais, depuis quelques temps, de plus en plus convaincu que ce n'était pas des morts qui nous parlaient mais des démons, des puissances maléfiques. Au fur et à mesure des séances, le langage des esprits était devenu très ordurier et cela ne correspondait plus au langage des défunts de notre famille ! J'avais remarqué de nombreuses contradictions dans leurs dires ainsi qu'une certaine confusion. Je me demandais comment Napoléon pouvait parler en même temps dans plusieurs endroits à la fois ? Comment pouvait-il être omniprésent ? Je sentais que nous étions manipulés. Plus tard, lorsque je suis devenu chrétien, j'ai découvert, au travers de l'enseignement biblique, que le diable est passé maître dans l'art du déguisement et qu'il est le père du mensonge. JESUS lui-même, dans la parabole du mauvais riche et du pauvre Lazare, enseigne qu'il y a un "abîme entre les morts et les vivants" et que cet abîme est infranchissable ! Donc, nous n'entrions pas en contact avec des défunts mais avec des démons ! Voyant ma petite sœur emprunter le même chemin que moi, j'étais comme "éclairé". J'étais convaincu que les puissances occultes étaient sans pitié à notre égard. Leur seul but était la destruction de notre famille.
L'AGRESSION
La nuit, ma petite sœur avait des visions morbides de cimetières et de tombes. Elle voyait des personnes autour de son lit. Ses cris nous réveillaient. Un processus de destruction semblait lancé sans que nous ne puissions rien faire pour l’arrêter. Nous ne maîtrisions plus rien ! Le chien hurlait à la mort lors des séances de spiritisme. Il était lui aussi tourmenté ! Je quittais peu à peu le monde rationnel et m'enfermais dans un univers paranormal. Un jour, insultant les puissances des ténèbres, j'ai vécu une expérience horrible, celle d'être agressé par « le monde des esprits ». Quelque chose d'indéfinissable entra dans ma bouche et me brûla les entrailles. Je ne pus que me taire, horrifié. Je restai choqué et silencieux pendant plusieurs jours. Ma mère ne savait que penser ! Tous les phénomènes convergeaient sur ma personne. C'était inexplicable. A chaque séance de divination, ma mère priait Dieu pour qu'il l'éclaire.
"JOUR J"
Il y eut un jour "J"au mois de février 1985. A six heures du matin, après une nuit d'insomnie, j'ai entendu une voix dans mon esprit qui m'a déclaré : "Il est l'heure, lève-toi, ouvre la fenêtre, jette-toi en bas et meurs jeune !" La mort comme solution à mon tourment, je n'y avais pas encore pensé.
C'était formidable : mourir, c'était enfin dormir, dormir pour toujours ! C'était le repos, la paix. Vivre, pour moi, c'était souffrir, c'était l'enfer !
J'ALLAIS ME SUICIDER ! Je me suis levé et je suis allé à la fenêtre de ma chambre. Je regardais le béton plusieurs mètres plus bas. Je voyais la mort, cette délivrance que j'espérais.
LE TRAVAIL DE DIEU DANS MA CONSCIENCE
Prêt à passer à l'acte, alors que j'ouvrais la fenêtre, IL Y EUT COMME UN REFLEXE DE SURVIE DANS MA CONSCIENCE ! Pouvais-je être sûr que la mort serait une délivrance ? Tout à coup, elle m'apparaissait comme une inconnue. Une pensée s'est imposée à mon esprit : "Tu vis l'enfer, mais si tu franchis le seuil de la mort, es-tu sûr de ne pas emporter cet enfer avec toi ? Ne vas-tu pas en enfer ?".
PREMIERE PRIERE
J'ai fermé violemment la fenêtre et je suis tombé à genoux, en transes, criant de tout mon cœur vers Dieu ! Je lui ai dit : "Dieu, je ne sais qui tu es, je ne sais pas si tu es Bouddha, Mahomet ou Jésus-Christ, mais je m'adresse à TOI qui as créé le ciel et la terre. Si tu existes, SAUVE-MOI, JE T'EN SUPPLIE ! Mes parents ayant entendu du bruit, sont venus dans ma chambre. Ils m'ont découvert en transes et en larmes. Ils ne savaient que faire. Je voyais mon père désarmé et ma mère impuissante. Je déclarais à ma mère que j'allais trouver un appartement car notre maison était hantée. J'étais psychiquement épuisé ! Depuis plusieurs mois, je n'arrivais plus à dormir.
L'HEURE H
Fuyant la maison, j'ai erré dans les rues de la ville. C'était un samedi matin. Les commerçants installaient leurs étalages sur la place pour le marché hebdomadaire. Vers neuf heures, j'ai croisé un groupe de jeunes. Ils distribuaient des prospectus sur "la foi chrétienne", avec une invitation gratuite à venir écouter l'Évangile. J'ai aussitôt froissé le prospectus. La Spiritualité, j'en avais assez. On me proposait "des bondieuseries" : c'était le bouquet ! Je continuais à marcher, repensant au suicide raté et à la situation de ma famille. J'étais désespéré. Une demi-heure plus tard, le même groupe de jeunes chrétiens était en face de moi. Très vite, j'ai changé de trottoir ! Une demi-heure plus tard, alors que j'étais toujours dans mes pensées et sans solution, une personne m’a tendu un prospectus. C'était un membre du groupe de jeunes qui me donnait le dernier prospectus. Je l'ai pris rapidement, je ne voulais pas parler. J'avais peur des sectes. Après avoir fait une quarantaine de mètres, quelque chose s'est passée en moi : DIEU A TRAVAILLE MON COEUR ! La prière que j'avais envoyée vers le ciel ce matin-là à six heures, venait de revenir dans mon esprit comme un boomerang. J'avais une conviction profonde : DIEU ME DONNAIT RENDEZ-VOUS ! Faisant demi-tour, j'allais vers le chrétien et lui déballais mon curriculum vitae. "Bonjour Monsieur, je m'appelle Franck ALEXANDRE, ma mère est cartomancienne, spirite, radiesthésiste, etc. On m'appelle le fils de la sorcière. Ma maison est hantée de la cave au grenier. Je suis entouré de "présences", victime d'attouchements, j'entends des voix. La relation entre mon père et ma mère est tendue. Ma petite sœur a des visions la nuit et elle pousse des hurlements ! Je suis ceinture noire de karaté, je me bats dans les fêtes foraines…AVEZ-VOUS UNE SOLUTION POUR MOI ? J'étais en baskets et survêtement, avec un blouson noir et des armes blanches sur moi. Je pensais qu'il allait me dire "NON" mais à ma grande surprise, il dit "OUI, il y a une solution." Il a sorti SA BIBLE et, pour la première fois de ma vie, j'allais être mis K.O, touché en plein cœur par L'AUTORITE DE LA PAROLE DE DIEU ! Il me lut un texte dont la référence est à jamais gravée dans ma mémoire : "Qu'on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de devin, d'astrologue, d'augure, de magicien, d'enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts CAR QUICONQUE FAIT CES CHOSES EST EN ABOMINATION A L'ETERNEL". La Parole de Dieu, la Bible, venait d'illuminer mon cœur. J'étais convaincu de péché. Je comprenais que j'étais sous une malédiction à cause des pratiques familiales. Elles étaient une abomination pour Dieu. Je demandais comment se débarrasser de telles choses. Il me déclara que seule une rencontre personnelle avec Jésus-Christ pouvait le faire. Je suis donc allé à une soirée d'évangélisation. Ce fut ce soir-là "UNE RENCONTRE DE PUISSANCE". Le prédicateur prêchait L'EVANGILE DE JESUS-CHRIST et j'étais bouleversé. Seul Jésus-Christ pouvait pardonner mes péchés et me faire participer à sa nature divine. Il était vivant et ressuscité ! J'étais saisi de tremblements. Je savais que l'Évangile était La réponse à mes questions, Le remède à ma souffrance. Le pasteur est venu vers moi à la fin de la réunion. Il avait compris mon problème. Il m'a proposé de prier pour moi. Je lui ai déclaré : "Monsieur, je veux que vous priiez pour moi car Celui qui est en vous est plus grand que celui qui est en moi !"
VOYAGE AU "NIAGARA" CELESTE !
Dans une pièce à part, les pasteurs ont prié pour moi et m'ont conduit à la repentance. Ils m'invitaient à DEMANDER PARDON A DIEU pour mes péchés et pour la pratique de l'occultisme. Je prenais conscience d'avoir péché en pratiquant les sciences occultes mais, surtout, je prenais conscience que j'étais par nature un pécheur. Ils m'invitèrent à ACCEPTER JESUS COMME SAUVEUR ET SEIGNEUR. De ma bouche j'ai reconnu Jésus-Christ comme mon Sauveur et L'AMOUR DE DIEU A REMPLI MA VIE. J'expérimentais une présence que je n'avais jamais connue, celle de Jésus-Christ dans mon cœur. Je savais que j'étais devenu CHRETIEN, que j'étais pardonné, que j'avais la Vie Éternelle et que j'étais une nouvelle créature ! J'étais enfin libre, je me sentais léger, des tonnes de fardeaux venaient d'être enlevés de mes épaules !
LE RETOUR A LA MAISON
J'ai supplié le pasteur de me permettre de dormir dans l'église. Chez moi, c'était "l'enfer". Il m'a alors encouragé et m'a dit d'aller dire à ma famille ce que Jésus venait de faire pour moi. Ainsi, il m'a cité 1 Jean 4.4 : "Celui qui est en nous (Jésus-Christ) est plus grand que celui qui est dans le monde". Je suis alors parti en courant, fortifié. Je sautais dans la rue, bondissant par-dessus les poubelles ! EFFICACITE DU "NOM DE JESUS" J'entrais en trombe dans le cabinet de consultation de ma mère en criant : "Maman, j'ai rencontré Jésus, je suis libre, nous avons commis un péché d'abomination et nous sommes sous une malédiction. Mais Jésus m'a pardonné, tu dois te convertir aussi ! J'étais plutôt maladroit et je présentais l'Évangile à ma manière, avec rudesse, comme une brute que j'étais ! Ma mère, étonnée, me demanda des explications d’autant que je venais d'interrompre une séance. Elle faisait tourner des verres avec une jeteuse de sorts. Lorsque la femme entendit le nom de Jésus, cela lui déplut fortement. Elle me fixa droit dans les yeux pour me jeter un sort ! Je me suis senti très mal, mon esprit a vacillé et j'ai du m'appuyer contre un mur. J'ai repensé à la manière dont s'y prenaient les pasteurs. Lorsqu'ils avaient prié pour moi, ils avaient ordonné aux puissances des ténèbres de quitter ma vie "dans le nom de Jésus". J'ai alors fait comme eux. J'ordonnais à cette femme de sortir de la maison "au nom de Jésus". En colère, offusquée, elle s'est levée et est partie en trombe ! Ma mère se demandait ce qui se passait. Je lui racontais alors comment j'avais découvert l'Évangile, que tous nos malheurs venaient du fait que nous pratiquions l'occultisme et que nous vivions sans Sauveur. Je lui ai dit : "De toute manière, tu vas connaître ces pasteurs puisque je les ai invités à venir à la maison. Ils vont arriver pour tout expliquer". Elle ne reconnaissait plus le fils qui avait quitté la maison quelques heures plus tôt, en pleine dépression !
MON FRERE
Alors que nous discutions encore, j'ai repensé à mon frère qui, de son côté, lisait la Bible et cherchait Dieu. Il fallait que je partage avec lui cette Bonne Nouvelle. Je suis allé, en courant, à son domicile. Après quelques mètres, je l'aperçus se dirigeant d'un pas rapide vers notre maison. Nous nous sommes rejoints et je lui expliquais ce qui nous arrivait. Depuis bien des jours il n'était pas venu à la maison. Il priait pour nous régulièrement et s'était senti poussé à revenir parmi nous. Les larmes aux yeux, nous sommes revenus ensemble chez nous ! Il y eut comme un conseil de famille lors de la visite des pasteurs. Afin que nous recevions une totale délivrance, l'Évangile nous fut enseigné de manière plus précise.
VERS UNE TOTALE DELIVRANCE.
Il fallait que nous nous convertissions, c'est à dire que nous tournions le dos à nos péchés et que nous saisissions, par la foi, le pardon en Jésus-Christ. Il fallait placer notre foi dans l'efficacité du sang de Jésus. Lui seul était capable de nous purifier de tout péché. Nous avons accepté Jésus comme Sauveur et Seigneur. Par la confession de nos péchés, il y eut alors une séparation intérieure. Nous ne voulions pas laisser le moindre accès à Satan sur nos âmes. La Bible enseigne: "Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner et nous purifier de toute iniquité". (1 Jean 1.8). En nous repentant, nous avons brisé, les pactes, contrats et serments que nous avions consciemment ou inconsciemment conclus avec le monde des ténèbres. Comme nous avions pris la ferme décision de mettre en pratique la Parole de Dieu, le pasteur pria pour ma mère qui fut libérée de l'esprit de divination qui la tourmentait. Nous nous sommes consacrés à Dieu, plaçant notre confiance dans l'autorité des Saintes Écritures. Une séparation extérieure était aussi indispensable. Nous avons détruit tous les objets occultes. Nous avons renoncé à notre manière de penser, d'agir et de parler selon le monde occulte. C'était un grand nettoyage ! L'aube d'une vie nouvelle ! Actes 19.18-20 Je ne suis pas devenu chrétien par un "coup de baguette magique". La confession des péchés a été primordiale mais j'ai dû mettre ma vie en harmonie avec les exigences de la Parole de Dieu ! Je l'ai fait par amour pour Dieu et avec joie, parce que j'ai découvert que DIEU M'AIMAIT tellement qu'il avait donné son Fils Jésus-Christ pour moi sur une croix. J'ai décidé de grandir dans la sainteté et la pureté et d'appliquer la Parole de Dieu dans ma vie. Après la délivrance des puissances des ténèbres, j'ai pu expérimenter les bienfaits de la guérison intérieure. J'ai appris à mettre ma foi dans les promesses et enseignements de la Parole de Dieu ! Je ne suis pas seulement devenu un chrétien mais un disciple par une vie de consécration et d'obéissance quotidienne. Désormais, je vis dans Sa grâce jour après jour car Il a promis d'être avec moi jusqu'à la fin du Monde et pour l'Éternité dans son Royaume ! Toute ma famille s'est convertie à Jésus-Christ. Nos relations familiales ont été restaurées. Aujourd’hui, le Seigneur me permet d'être à l'écoute de ceux qui connaissent les tourments de l'occultisme. Je les conduis par la grâce de Dieu dans la Foi au Fils de Dieu et ils expérimentent aussi la délivrance, le salut et la guérison. Je puis affirmer à celui qui est en proie au piège de l'occultisme : "Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature ! Les choses anciennes sont passées, voici toutes choses sont devenues nouvelles".
Posté le 29.04.2008 par chrysalidebleue
Je vous propose de lire cet article que j'ai découvert sur TOPCHRETIEN.COM
very interesting!
Lorsqu'il eut cessé de parler, il dit à Simon : ‘Avance en pleine eau, et jetez vos filets pour pêcher.’" – Luc 5.4 (Louis Segond)
Simon avait pêché dans les eaux qu’il connaissait et dans lesquelles il se sentait à l’aise. Il s’y sentait en sécurité et y entrevoyait des résultats proportionnels aux risques encourrus. D’autres pêchaient souvent dans ces eaux, de sorte qu’il pouvait s’en remettre à leur expérience et faire ce que tout le monde considérait normal. Mais Jésus le mit au défi de penser différemment, de le suivre en un lieu où il n’était encore jamais allé, d’entamer une approche nouvelle.
Vous parlez Anglais ?
Découvrez GodRev.com
le nouveau portail anglophone
et faites vous des amis dans le monde entier
Jésus voulait que Simon puisse expérimenter les bénédictions abondantes qui ne sont possibles que dans le Royaume de Dieu. Pas seulement des résultats acceptables, mais une moisson phénoménale. Pas seulement l’ordinaire mais l’extraordinaire. Une vie remplie de miracles.
Et cela voulait dire qu’il devait aller "en pleine eau". Il devait oublier sa pensée rationnelle, son expérience, ses attentes, et pénétrer dans le monde de la foi, où il serait éprouvé. Il allait devoir faire confiance à Dieu à chaque pas. Et, parce qu’il faisait confiance à Jésus, il avança en pleine eau et il fit une prise merveilleuse qui outrepassa son entendement.
Aujourd’hui, posez-vous cette question : "Suis-je satisfait par l’habituel, la moyenne, le prévu ? Ou bien préférerais-je connaître l’extraordinaire ? Est-ce que je veux recevoir la pleine mesure du Royaume de Dieu ?" Souvenez-vous que, dans son Royaume, il existe des vérités plus profondes plus de puissance, plus d’onction, de plus grandes bénédictions, un plus grand impact. Et des miracles. ! Mais vous devez être prêt à abandonner l’ordinaire et l’habituel, pour aller plus loin. Pour avancer en pleine eau, en eau profonde – plus profonde que vous ne le pensiez possible, ou même nécessaire.
Jusqu’où voulez-vous faire confiance à Dieu ? Jusqu’où irez-vous ? Il vous invite à avancer. Plus loin. Encore plus loin.
Une prière pour aujourd’hui
Père, je veux connaître davantage les richesses de ton Royaume. Ouvre mon esprit pour que je voie de nouvelles vérités. Donne-moi une nouvelle perspective face aux situations que je traverse. Au nom de Jésus. Amen.
John Roos
Posté le 26.04.2008 par chrysalidebleue
Grand Entretien avec Steven Gunnell, ex-membre du boys-band Alliage : ‘’Pour moi la Bible, ce n’est pas un livre, c’est Dieu qui me parle !‘’
Ex-membre du boys-band ALLIAGE, Steven Gunnell a connu la descente aux enfers, après la courte illusion de la gloire éternelle.
Partagé en détail dans son ouvrage «Sacrifié, des mirages de la gloire, aux merveilles de la foi» (Presses de la Renaissance), son témoignage percute et dénonce le système destructeur du show-biz. Malheureusement, sans atteindre la portée d’un «J’accuse» selon Emile Zola.
Qu’importe, Steven Gunnell a fait sa part. Et après avoir connu trois années de folie (des millions d’albums vendus entre 1996 et 1999), suivie d’une longue période de dépression, il se présente aujourd’hui sous les traits d’un homme «ressuscité», grâce à sa rencontre salvatrice avec Jésus-Christ.
>> Ecouter le FlashInfo avec Steven Gunnell
Propos recueillis par Paul OHLOTT.
Paul Ohlott : A 19 ans, vous aviez déjà l’impression d’avoir ‘’foiré votre vie’’… Aujourd’hui, 14 ans plus tard, qu’en est-il ?
Steven Gunnell : Il en est maintenant qu’à chaque jour suffit sa peine. Chaque jour est un événement ! A 19 ans, sans la connaissance du Christ, et sans cet amour inconcevable qui accompagne mon quotidien, je n’entrevoyais pas beaucoup d’espoir.
P.O. : Vous vivez donc au jour le jour, mais dans «Sacrifié», vous écrivez : ‘’Je m’attends à vivre des choses extraordinaires’’. Vous parvenez malgré tout à vous projeter dans l’avenir ?
S.G. : Bien sûr, je regarde vers l’avenir, mais pas pour des projets, car tous les projets que j’ai émis par moi-même, n’ont pas abouti ou n’ont pas tenu très longtemps. Aujourd’hui, je vis avec le Seigneur et ses projets dans lesquels je collabore sont beaucoup plus édifiants, plus porteurs, plus fructueux. En ce qui me concerne je n’ai donc plus de projets. J’ai des idées et des désirs, mais j’ai décidé de faire confiance à la divine providence quant à mon avenir. Et je demande au Seigneur qu’il mette sur ma route des personnes qui me permettront de vivre de vrais projets. C’est ce qui s’est passé notamment quand j’ai rencontré Robert Hossein.
P.O. : Vous écrivez encore que vous êtes ‘’surpris’’ par ce nouveau regard que vous portez sur le monde et sur vous-même. Alors, quel est ce nouveau regard ?
S.G. : Nous sommes tous porteurs, de manière très enfouie, d’un mystère de vie et d’un projet d’amour qui émane du divin. Nous sommes donc tous appelés à un vrai bonheur. Et quand je regarde le monde dans lequel nous vivons, je me dis mais qu’est-ce qu’on est c.. ! On est complètement à côté de la plaque. Et on vaut bien mieux que ce que l’on fait actuellement. La société du 21ème siècle me paraît médiocre et me laisse dans une certaine insatisfaction, car je sais que nous pourrions faire bien mieux, en raison de ce que l’homme est appelé à réaliser et à devenir.
Un autre monde que les médias ne nous montrent pas
P.O. : Quand vous étiez enfant, vous vous sentiez marginal. Aujourd’hui, avec votre nouveau regard sur le monde, vous vous sentez encore marginal ?
S.G. : Pas du tout ! Un marginal c’est une personne qui ne s’investit pas et je suis tout le contraire aujourd’hui. Je m’investis, à ma mesure, dans le domaine de la foi, dans mon église, dans une vie de prière. Et je suis investi dans ma vie de couple, dans ma paternité. Je ne suis pas engagé politiquement pour le moment, mais humainement.
P.O. : Dans votre témoignage, vous expliquez que vous vous sentez comme ce jeune enfant qui découvre l’armoire magique dans Narnia…
S.G. : Oui… A un moment donné, en rentrant dans l’église, j’ai découvert à l’intérieur une véritable richesse, une vie, une histoire, les martyrs des temps modernes, et des millions pour ne pas dire un milliard et demi de chrétiens qui prient, qui aiment, et qui louent Dieu. Un véritable autre monde ! Un autre monde que les médias ne nous montrent pas.
P.O. : En réalisant votre album «In Terra», vous marquez réellement un retour sur Terre. C’était difficile pour vous de tourner la page du boys-band ?
S.G. : C’est un combat continuel. Il y a quelques semaines encore, chez Cauet, j’ai eu droit aux photos et à la musique. Pour eux, je suis Steven d’Alliage et non Steven Gunnell ! Visiblement, ça me colle encore à la peau. Beaucoup moins heureusement, parce que le temps fait que mon apparence change, et je n’ai plus la même maturité, je ne suis plus le gamin qui s’exprime mal et qui est un peu gauche d’il y a 12 ans. Les gens que je rencontre aujourd’hui sont agréablement surpris par ce que je dégage, mais c’est difficile de se défaire de l’image du boys-band.
Je n’étais pas venu chercher la gloire, mais apprendre un métier
P.O. : Avez-vous gardé le contact avec les anciens membres du groupe ?
S.G. : On avait coupé les ponts et on a repris contact. J’ai fais l’expérience aujourd’hui de la profonde dimension du pardon. Je me suis converti à Christ il y a 8 ans, mais il a fallu tout un cheminement, pour parvenir à comprendre et à accepter que le pardon n’est pas un état, mais un chemin. Ce n’est pas humain, mais divin. Pardonner n’est pas quelque chose qui va de soi. Et j’ai réalisé que je n’avais pas encore pardonné à certains de mes anciens collaborateurs d’Alliage. Il y a une nette différence entre dire que l’on a pardonné et montrer que l’on a pardonné. Saint Jacques, dans la Bible, en parle très bien. Il y a les œuvres et il y a la foi. La foi, sans les œuvres, ne tient pas. Derrière un acte de foi, il faut poser un acte d’amour !
P.O. : Avec le recul actuel, si vous deviez retourner dans le passé… Accepteriez-vous à nouveau cette aventure d’Alliage ?
S.G. : C’est une question que l’on m’a souvent posée, et je réponds toujours que si je retournais dix ans en arrière, plongé dans le même contexte social, je ne refuserais pas ce travail que l’on me propose. Donc je le referais. Maintenant, 10 ans en arrière, dans un tout autre contexte social, je n’aurais même pas passé l’audition ! J’étais monté à Paris pour devenir comédien, pour vivre correctement, et non pour faire du boys-band. Je n’étais pas venu chercher la gloire, mais apprendre un métier.
P.O. : Quand on voit toute cette déchéance dans laquelle vous étiez embourbé, on sent que vous avez été une épave du show-biz. Si vous n’aviez pas découvert la foi en Jésus, que seriez-vous devenu aujourd’hui ?
S.G. : Je serais certainement comme l’une de ces anciennes stars d’il y a 15 ou 30 ans, que l’on voit errer dans les soirées mondaines et people. Je serais un «has been» (NDLR : littéralement, je serais un ‘’a été’’). Je serais le type qui est resté avec la même coupe de cheveux qu’il y a 20 ans, à faire des galas, espérant pouvoir m’asseoir longtemps sur mon heure de gloire… Voilà ce que je serais certainement devenu.
P.O. : Sans la foi, vous auriez pu aller jusqu’au suicide ?
S.G. : …Avant de me convertir, l’idée du suicide m’a traversé l’esprit.
Il y a les dealers de succès, de gloire éphémère, de mensonges…
P.O. : Quel regard portez-vous sur toutes ces émissions qui vendent le rêve de devenir une star en quelques semaines ?
S.G. : Je suis triste de voir comment on peut, aujourd’hui, avec si peu d’arguments, et beaucoup de mensonges, parvenir à duper et aveugler facilement les gens. Et je suis sidéré de voir comment autant de jeunes se laissent embarquer. Cela nous montre en tous les cas à quel point le niveau intellectuel, spirituel, philosophique, moral, éthique… de notre société, n’est pas très élevé. On a perdu toute lucidité. Il y a les dealers de coke, d’héroïne, et de shit, et il y a les dealers de succès, de gloire éphémère, de faux pouvoir, de mensonges. Ces dealers ont réussi à nous faire croire qu’il faut passer à la télé, ou être sur scène, pour exister.
P.O. : Si un jeune venait vous voir pour vous parler de ses projets d’artiste… Quels sont les conseils que vous lui donneriez ?
S.G. : Je n’ai aucun conseil à donner, parce que je n’ai la prétention de rien. Je suis toujours disciple, étudiant, néophyte. Je l’inviterais simplement à lire le psaumes 33 : «Qui regarde vers lui, resplendira». Tu veux briller ? Tu veux resplendir ? Alors tourne toi vers le Seigneur ! Avec Jésus, tu resplendiras !
P.O. : Est-ce que vous prévoyez de faire un nouvel album ?
S.G. : Je suis actuellement en studio, mais je ne sais pas encore si ça va aboutir. Il y a des maquettes qui existent, on les peaufine, mais j’attends le feu vert du Seigneur, la rencontre qui peut propulser notre groupe. Je ne veux pas faire n’importe quoi n’importe comment. Et je ne veux rien forcer.
Tu veux briller ? Alors tourne toi vers le Seigneur !
P.O. : Pourquoi avoir rédigé un roman ?
S.G. : Je suis un poète, j’ai de l’imagination. Depuis que je suis gosse, j’aime écrire…
P.O. : Est-ce un moyen de vous échapper de la réalité ?
S.G. : Non, pas du tout. C’est plutôt une manière de bien visualiser la réalité. Et ceux qui auront lu le Secret de Lampa (Presses de la Renaissance), comprendront ce que je dis. Dans ce livre, je montre jusqu’où l’homme est capable d’aller, dans le bien comme dans le mal. L’histoire se déroule en Chine et au Tibet, il y a un conflit politique et une véritable guerre qui est menée. Et je suis fasciné de voir comment les Tibétains, depuis des décennies répondent à la violence par la non-violence.
P.O. : Vous avez été très riche. Vous avez été ruiné. Quel est désormais votre rapport avec l’argent ?
S.G. : Rien ne m’appartient, mais je ne manque de rien. Il y a des saisons de grâces et des périodes de sécheresse. Dans ma vie, il y a des moments où ce n’est pas fameux, où il n’y a pas d’argent, où c’est pénible… Et il y a des moments où ça tombe parce qu’il y a de bons projets qui se concrétisent. Actuellement, je n’ai pas à me plaindre, je viens de me marier, on habite à Paris, je suis intermittent du spectacle, et je gagne mieux ma vie qu’à l’époque d’Alliage. Je suis très reconnaissant pour cela.
P.O. : Que représente pour vous la Bible. Quelle est sa place dans votre vie ?
S.G. : Quotidienne. Pour moi la Bible, ce n’est pas un livre, c’est Dieu qui me parle. Donc je m’adresse à lui et il s’adresse à moi tous les jours.
P.O. : Quel regard portez-vous sur le renouveau charismatique ?
S.G. : C’est l’Eglise de demain. Et c’est même déjà l’Eglise d’aujourd’hui. L’Eglise d’aujourd’hui n’est plus «romaine», mais latino américaine. Elle n’est plus archaïque, elle est dans la mouvance d’un renouveau complet. Elle vit un nouveau souffle. Pour s’en convaincre, il faut voir ce qui se passe au Brésil, au Mexique,… Par contre c’est vrai qu’en France, l’Eglise galère un peu, et il y a certainement des raisons pour expliquer cette situation.
Gunnell, Steven. -Sacrifié-. Presses de la Renaissance, nouvelle collection. Janvier 2008, 256 p. - 8,50€.